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Comment faire le Hajj ?

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  • Le Hajj

    Le hajj, cinquième pilier de l’Islam comme décrit dans le coran est une obligation pour tous les musulmans au moins une fois dans la vie si la situation le permet.

    « Là sont des signes évidents, parmi lesquels l'endroit où Abraham s'est tenu debout ; et quiconque y entre est en sécurité. Et c'est un devoir envers Dieu pour les gens qui ont les moyens d'aller faire le pèlerinage de la Maison. Et quiconque ne croit pas... Dieu se passe largement des mondes. » Sourate 3, Verset 97

    « Et accomplissez, pour l'amour de Dieu, le grand et le petit pèlerinage. » Sourate 2, Verset 196

    La raison pour laquelle le pèlerinage est une obligation est en effet pour l’amour d’Allah, en commémoration du voyage d’Ibrahim (que la paix soit sur lui) et de sa famille, mais aussi pour répondre à l’appel d’Allah.

    1. Les conditions d’obligation pour accomplir le Hajj

    Le Hajj ne s’impose en réalité à un musulman qu’en fonction de sa situation, et pour l’accomplir il doit remplir les conditions suivantes :

    • Etre musulman
    • Atteindre la puberté c’est-à-dire l’âge d’accomplir les prescriptions islamiques
    • Avoir toutes ses capacités mentales
    • Ne pas être soumis à quelqu’un, être libre (esclavage, prisonnier…)
    • Avoir la capacité physique et matérielle, c’est à dire la santé, les moyens, pouvoir voyager en toute sécurité…
    • Pour la femme, il est exigé qu’elle soit accompagnée d’un mahram (le mari ou un parent proche qui lui est interdit au mariage) ou de femmes dignes de confiance pour les plus âgées.

    2. Les vertus du Hajj

    L’accomplissement d’un Hajj a de nombreux bienfaits et une excellente rétribution de la part d’Allah. En l’accomplissant, le croyant cherche à plaire à Allah et se fait pardonner tous ses péchés :

    "Quiconque accomplit le pèlerinage pour l'amour d’Allah et s'abstient de toutes relations sexuelles avec son épouse, et ne fait pas de mal et ne commet pas de péchés, alors il retournera chez lui [après le pèlerinage sans péchés] comme s'il était un nouveau-né." (Sahih Al-Boukhari, Volume 2, livre 26, numéro 596)

  • Les piliers du Hajj

    Lorsqu’Allah commanda à Ibrahim la reconstruction de la Kaaba avec son fils (que la paix soit sur eux), il lui commanda aussi, une fois la construction finie, d’appeler l’humanité entière à répondre à l’appel d’Allah, c’est-à-dire à effectuer le pèlerinage. Ibrahim (que la paix soit sur lui) dit alors : « Ô Seigneur, ma voix ne parvient pas à tout le monde ». Allah lui répondit : « Appelle seulement et c’est à Moi de faire entendre qui Je veux ».

    De cette manière, ceux qui accomplissent le pèlerinage (Hajj ou Omra) par la permission d’Allah, sont ceux qui ont entendu l’appel d’Allah, par la volonté d’Allah, lancé par Ibrahim (que la paix soit sur lui).

    « Et fais aux gens une annonce pour le Hajj. Ils viendront vers toi, à pied, et aussi sur toute monture, venant de tout chemin éloigné, pour participer aux avantages qui leur ont été accordés et pour évoquer le nom d’Allah aux jours fixés… ». Sourate 22 (le pèlerinage) : verset 27 et 28.

    Les piliers du Hajj sont au nombre de quatre : l’Ihram, l’arrêt à ‘Arafât, le Tawaf, le Sa’y. Tous ces rituels sont indispensables à la validité du Hajj. Si les obligations suivantes :l’Ihram au miqat, l’arrêt à ‘Arafât jusqu’au coucher du soleil, passer la nuit à Muzdalifa, passer les nuits des jours de Tachriq à Mina, la lapidation des stèles, le rasage ou la coupe des cheveux et le Tawaf d’adieu, ne sont pas respectées ou si un interdit est commis, le pèlerin devra sacrifier une offrande qu’il devra distribuer aux pauvres de La Mecque.

  • I. La mise en état de sacralisation (ihram)

    L’Ihram consiste en la mise en état de sacralisation morale et corporelle. Dès son arrivée sur le territoire sacré, il est indispensable que le pèlerin se prépare à se mettre en Ihram sans lequel aucun acte et rituel du Hajj ne seraient valide. Cette mise en état de sacralisation doit se faire en fonction et aux lieux prescrits (miqat) par le prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) ou avant et suit des règles particulières.

    Pour accomplir le Hajj, il faut se mettre en état de sacralisation à une période bien précise dans l’année « le pèlerinage a lieu dans des mois bien connus… ». Sourate el Baqara verset 197.

    1. Les lieux du miqat

    Le miqat définit les lieux de passage d’un pèlerin, venant de l’extérieur du territoire sacré de La Mecque, à partir duquel il devra obligatoirement être en état de sacralisation pour se rendre au Haram dans l’intention d’y effectuer le petit ou grand pèlerinage. Ils sont au nombre de 5.

    • Rabigh aussi connu sous le nom de Juhfa situé à 200 km environs de La Mecque. Ce lieu constitue un miqat pour les pays voisins tels que l’Egypte, Soudan, et d’Afrique du Nord ainsi que pour toutes personnes passants par là.
    • Dhul-Hulayfa aussi appelé Abyar Ali situé à 450 km de La Mecque et à 11 km de Médine. Il constitue un miqat pour les habitants de Médine et des régions du nord et pour tous ceux passants par cet endroit.
    • Dhat’Irq qui se situe à 94 km environ au nord-est de La Mecque est le miqat pour ceux venant d’Irak.
    • Qarn al-Manazil appelée as-Sayl aussi situé à 94 km de La Mecque est un miqat pour les pays du Golfe.
    • Yalamlam situé à 54 km au sud-est de La Mecque constitue lui un miqat pour ceux venant du Yémen.

    Ces miqat ont été fixé par le Prophète (que le paix et ma bénédiction soient sur lui). Ibn Abbâs relate ainsi : "Le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a fixé pour les gens de Médine Dhul-Hulayfa ; pour les gens de Syrie, Juhfa ; pour les gens du Nadjd, Qarn al-Manâzil ; et pour les gens du Yémen Yalamlam. Ces (mîqâts) sont pour ces gens, ainsi que pour ceux qui passent par ces (lieux) parmi ceux qui n'y résident pas, pour tous ceux qui ont l'intention d'accomplir le grand ou le petit pèlerinage. Et quant à celui qui réside en deçà de ces (lieux), le lieu où il se mettra en état de sacralisation est le lieu où il réside ; ceux qui résident à la Mecque se mettront donc en état de sacralisation à la Mecque" (rapporté par al-Bukhâri, 1454, Muslim, 1181).

    Ces lieux sont des miqat autant pour ceux résidants dans ces régions que ceux venant du monde entier. Il est aussi important de savoir que la ville de Jeddah n’est pas un miqat, ce qui veut dire que le pèlerin se rendant à La Mecque par voie aérienne (et arrivant ainsi par Jedda) doit prendre ses précautions pour se mettre en état de sacralisation avant d’arriver à Jedda au risque de rater la limite de l’ihram. Il est dans ce cas permis de se mettre en état de sacralisation avant d’atteindre le miqat pour éviter de le rater.

    Quant à ceux qui se trouvent déjà à l’intérieur de ces miqat ou à l’intérieur du Haram (La Mecque), ils peuvent se mettre en état d’Ihram à l’endroit où ils se trouvent pour le Hajj et la Omra sauf pour ceux qui se trouvent à l’intérieur de La Mecque et qui veulent accomplir la Omra, eux doivent sortir du Haram et se rendre en « un lieu délimitant le périmètre sacré de La Mecque ou revenir au miqat » pour s’y mettre en état de sacralisation.

    2. Les erreurs à ne pas commettre

    Se rendre à la mosquée de At-Tan’îm pour y prier avant de se rendre à la Grande Mosquée pour effectuer son Hajj, dépasser le miqat pour s’y mettre en Ihram, ou quitter La Mecque pour aller s’y mettre en Ihram est une innovation et est une croyance qui n’a absolument aucun fondement. Cette mosquée et cet endroit n’ont aucune spécificité, d’ailleurs la mosquée n’a été construite qu’après la mort du Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui). Le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a seulement autorisé ‘Aisha (qu’Allah l’agréée) à s’y mettre en Ihram pour accomplir une Omra après le Hajj (pour la raison que c’était le lieu le plus proche), n’ayant pas pu l’accomplir avant étant donné son indisposition à le faire. Favoriser cette mosquée sous prétexte qu’il est méritoire d’y passer avant d’aller à La Grande Mosquée ou autre est une grave erreur pour laquelle il faudra effectuer un sacrifice et le distribuer aux pauvres. Le musulman est tenue, dès son arrivé dans le territoire sacrée, de se rendre à La Grande Mosquée pour poursuivre son Hajj ou sa Omra.

    De la même manière, quitter la Mecque pour se mettre en Ihram ou prier à la mosquée de Ji’ranah est aussi une innovation. Ces actes n’ont aucun fondement dans la tradition prophétique, si ce n’est que le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) s’y était mis en Ihram en revenant de Hounayn et en allant à La Mecque parce que c’est à cet endroit qu’il eut l’intention d’accomplir la Omra. Mise à part cela, il n’aurait jamais quitté ni lui ni ses compagnons La Mecque pour s’y mettre en Ihram. Cependant la sunna est de s’y mettre en Ihram pour ceux qui se rendent à La Mecque en venant ou en passant par Taïf et ses environs uniquement.

    3. La sacralisation

    La mise en état de sacralisation est indispensable à la validité des rituels du Hajj (ainsi que pour la Omra). Le pèlerin se met en état de sacralisation (Ihram) en prononçant l’intention et la talbiyya.

    Il existe différentes façons d’effectuer son Hajj et sa Omra. Soit le pèlerin effectue :

    • le Tamatou’ qui consiste à formuler l’intention de l’Ihram uniquement pour la Omra. Après les rites de la Omra le pèlerin retire son Ihram et peut attendre s’il le souhaite le Hajj pour lequel il devra reformuler l’intention et sacrifier une bête s’il n’est pas résident à la Mecque.
    • Le Quirân, lui, consiste à formuler l’intention au miqat de faire la Omra et le Hajj au moment venue. Il faudra donc rester en Ihram jusqu’à la lapidation des stèles le jour de l’Aïd pour ensuite procéder à la coupe des cheveux et le sacrifice d’une bête.
    • L’Ifrad concerne l’intention de l’Ihram uniquement pour le Hajj. Il faudra aussi rester en état d’Ihram jusqu’à la lapidation des stèles le jour de l’Aïd et dans ce cas le sacrifice n’est pas recommandé.
    a. L’intention

    Une fois arrivé au miqat (ou avant), le pèlerin se met en état de sacralisation en prononçant son intention à accomplir le Hajj. Il prononcera son intention après avoir effectué une prière de deux unités ou encore sur la route en direction de la qibla.

    Il dira alors : Labbayka Allahumma Hajj(je réponds a ton appel, mon dieu).

    Elle peut être prononcée à voix haute ou basse, mais il est préférable que ce soit à voix basse pour les femmes.

    b. La talbiyya

    Une fois l’intention prononcée, il faudra immédiatement poursuivre par la talbiyya, qui est la réponse du musulman à l’appel d’Allah :

    Labbayk Allahumma labbayk, labbayka la sharika laka labbayk, inna l-hamda wa ni’mata laka wa-l-mulk, la sharika lak

    «Je réponds à Ton appel, mon Dieu, oui, j’y réponds. J’y réponds, ô Toi qui n’as pas d’associé, oui, j’y réponds. La louange, les bienfaits, tous proviennent de Toi, ainsi que le règne, Toi qui n’as pas d’associé.»

    Il est obligatoire de la prononcer au moins une fois selon l’avis de l’imam Malik et Abu Hanifa, et est une recommandation prophétique selon l’imam Shafi’i.

    De la même manière que la prononciation de l’intention, la talbiyya doit être prononcée une fois la mise en état de sacralisation entamée par le pèlerin. Il est recommandé qu’elle soit dite à voix suffisamment entendue, le plus de fois possible, à tout moment, après les prières etc. et devra être arrêtée au commencement du Tawaf.

    4. Les règles à suivre durant l’Ihram

    a. Les recommandations du Prophète avant l’Ihram

    Le prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) recommande avant de se mettre en Ihram de :

    • Se laver, se couper les ongles, la moustache et s’épiler les aisselles et le pubis
    • Faire ses grandes ablutions (ghusl y compris pour la femme indisposée ou en couche)
    • Se parfumer légèrement (musc), pour la femme l’odeur ne doit pas être forte
    • Faire une prière de deux unités en récitant pour la première sourate al-kafirun et pour la seconde sourate al-ikhlas avant de formuler l’intention de l’Ihram
    b. Obligation : la tenue de l’Ihram

    Les pèlerins en état d’Ihram ont une tenue qui leur est assignée.

    L’homme doit retirer tous les habits cousus ou découpés pour épouser la forme du corps ou d’un de ses membres (chemises, pantalons, qamis ou autres). Il devra alors se couvrir d’un pagne et d’un autre morceau d’étoffe sur les épaules tous les deux non cousus et de préférence de couleur blanche. Les chaussures que portera l’homme lors de son Ihram devront être des sandales qui laissent la plus grande partie du pied à l’air (notamment l’os de la cheville astragale).

    La femme doit garder son habit habituel (hijab) de sortie sans se faire coquette et se découvrir les mains et le visage. Aucune couleur particulière ne lui est assignée, cependant elle doit éviter les couleurs attirantes et le blanc à cause de la ressemblance avec l’homme.

    c. Interdictions

    Une fois l’état de sacralisation entamé par la femme et l’homme, il est interdit de :

    • Pour l’homme de porter encore quelque chose de cousu (comme précisé auparavant) tels que des habilles, des sous-vêtements, des chaussettes… et aussi de se couvrir la tête avec un chapeau, une écharpe et les pieds en utilisant des souliers (mettre plutôt des sandales découvrant la majeur partie des pieds)
    • Pour la femme d’avoir le visage et les mains couverts
    • De se parfumer le corps et les vêtements, de sentir ou d’utiliser ce qui est parfumé (savon, pommades, dentifrices…)
    • Se couper les ongles ou les cheveux volontairement, sauf si un ongle se casse par inadvertance
    • Chasser des bêtes, leur faire peur, ou aider à le faire par n’importe quel moyen (sauf par crainte de morsures) ou encore de couper des plantes
    • Conclure tout acte de mariage ou une simple demande en mariage ainsi que toute relation sexuelle entre époux (et ce qui pourrait entrainer à cela : baisers, caresses)
    • Se disputer avec des compagnons de route ou d’autres musulmans
    • Commettre des interdits
    d. Permissions

    Tout est licite pour le pèlerin étant en état de sacralisation (hormis les interdits explicités ci-dessus) comme :

    • Changer de vêtements d’ihram
    • Porter une ceinture pour retenir la tenue d’ihram ou pour mettre de l’argent ; porter des lunettes, une montre, une bague pour l’homme ; porter des habits noirs ou colorés, des souliers et des bijoux pour les femmes
    • Prendre des bains (en évitant les gels douches et shampoings parfumés)
    • Se gratter la tête (en évitant d’enlever des cheveux)
    • Se protéger du soleil avec une ombrelle
    • Prendre des médicaments prescrits par un médecin
    • Ajouter une couverture ou un autre ihram en cas de froid, en veillant à ne pas couvrir sa tête pour l’homme
    • De porter la tenue de l’ihram sous ses vêtements et de prendre toutes ses dispositions avant de prendre l’avion, de façon à pouvoir se mettre en état d’Ihram (sans oublier de retirer les vêtements cousus pour l’homme, la burqa et les gants pour la femme) dans les airs en se rapprochant d’un miqat
    e. Les erreurs à ne pas commettre durant l’Ihram

    Il est important que le pèlerin ait en tête que :

    • Jeddah n’est pas un miqat pour ceux venant de l’extérieur des limites sacrées, il ne faut donc pas attendre d’arriver à l’aéroport pour se mettre en état d’Ihram.
    • Le fait de se photographier en état d’Ihram pour montrer aux autres pourrait être considéré comme un acte ostentatoire et donc hypocrite, à éviter!
    • Il faut avoir déjà accompli le hajj ou la omra pour l’accomplir au nom d’une autre personne
    • Laisser paraitre son épaule droite ne se fait qu’au moment du Tawaf (Tawaf al-qoudoum) et non après avoir entamé l’ihram
    • L’idée qu’il n’est permis d ‘utiliser que les affaires apporté au moment de l’Ihram est fausse. Cela ne fait pas parti des interdits bien connus de l’Ihram. Le pèlerin peut utiliser tous ce qu’il veut et peut acheter ce qui lui manque.
    • Le vert n’est pas une spécificité à l’habit que doit porter la femme en Ihram. Aucune couleur n’est obligatoire.
    • La femme doit se mettre en Ihram même en étant indisposé et doit veiller à ne pas dépasser le miqat sous ce prétexte sinon elle devra revenir au lieu du miqat pour y entamer son Ihram ou sacrifier une offrande à distribuer si elle ne revient pas en arrière.
    f. Cas particulier de la femme

    L’Ihram n’exige pas obligatoirement d’être en propreté rituelle ghusl et wudu contrairement au Tawaf. De ce fait, la femme indisposée (en règles ou qui a des saignements) ou en couche peut accomplir son Ihram et se préparer et faire ce qui a été cité au-dessus sans contrainte. Néanmoins faire les grandes ablutions ghusl est aussi recommandé pour la femme même dans cet état pour accomplir le Tawaf.

  • II. L’arrivé à La Mecque

    Une fois l’Ihram effectué, le pèlerin se dirige vers La Mecque et en entrant dans la ville, il est recommandé de réciter l’invocation suivante :

    Allahuma hadha haramuka wa amnuk,fa-harrimni mina n-nar, wa amminni min ‘adhabika yawma tab’athu ‘ibadak, wa-ja’alni min awliya’ika wa ta’atik.

    « Ô mon Dieu, ceci est Ton territoire sacré et Ton lieu de sécurité. Epargne mon corps du feu, et protège-moi (sécurise-moi) de Ton châtiment le jour où tu ressusciteras Tes créatures. Fais de moi l’une de Tes créatures saintes et de ceux qui T’obéissent. »

    Il n’est pas obligatoire d’accomplir le Tawaf dans l’immédiat, le pèlerin peut d’abord aller déposer ses bagages dans son lieu de séjour avant de se rendre à la Grande Mosquée.

    En arrivant aux portes de la Grande Mosquée, dans la mesure du possible, il est recommandé aux pèlerins d’entrer par la Porte as-Salam (dans le cas contraire par n’importe quelle porte).

    Face à la Kaaba, le pèlerin doit dire l’invocation suivante :

    Allâhumma zid hadha l-bayta tashrifan wa ta’ziman wa takriman wa mahabatan wa birran, wa zid man sharrafahu wa karramahu mimman hajjahu aw i’tamarahu tashrifan wa takriman wa ta’ziman wa birran. Allâhumma anta s-salâm wa minka s-salâm hayyinâ rabbi bi-s-salâm.

    « Ô mon Dieu, ajoute à cette Maison (la Grande Mosquée) dignité, grandeur, vénération et respect ; et ajoute à celui qui l’honore et lui fait vénération, parmi ceux qui font le Hajj ou la Omra, honneur, grandeur, largesse et piété. Ô mon Dieu, Tu es la Paix (sâlam), de Toi vient la paix (sâlam), fais-nous vivre par la paix. »

    …ainsi que toutes autres invocations désirées avant de commencer le Tawaf.

  • III. Le Tawaf

    1. En quoi consiste le Tawaf ?

    Le Tawaf est un pilier important de la Omra, et une condition pour accomplir le Sa’y. Il consiste en le fait d’accomplir 7 fois le tour de la Kaaba. Il existe différents types de Tawaf :

    • Le Tawaf qudum qui est le Tawaf d’arrivé que le pèlerin accompli lorsqu’il pénètre pour la première fois dans l’enceinte de la Grande Mosquée. Il est obligatoire et doit être accompli en état d’ihram.
    • Le Tawaf Omra, pour tout pèlerin venu avec l’intention d’accomplir la Omra. Il est aussi obligatoire et peut être confondu avec le Tawaf qudum pour ceux voulant accomplir la Omra. Avoir effectué l’Irham avant est nécessaire.
    • Le Tawaf d’adieu, lui doit être accompli avant le départ du pèlerin de La Mecque. Il est obligatoire et est accompli sans Ihram.
    • Le Tawaf nafila (surérogatoire), il est recommandé et peut être accompli autant de fois que possible par le pèlerin durant son séjour en plus du Tawaf obligatoire et sans Ihram. Il est aussi recommandé par beaucoup de savants d’accomplir un Tawaf nafila comme salutation de la Grande Mosquée chaque fois que possible à la place des deux cycles de salutation faites habituellement dans toutes les mosquées.

    Ainsi celui dont l’intention est d’accomplir une Omra avant le Hajj sous le rite du Tamattou’ (pour ne pas rester en Ihram jusqu’au jour de l’Aïd) et poursuivre par le rite de l’Ifrad ou une Omra et un Hajj sous le rite du Quiran (en gardant l’Ihram jusqu’au jour de l’Aïd) accomplira en arrivant un Tawaf Omra qui vaudra aussi un Tawaf qudum. Quant à celui qui ne veut accomplir que le Hajj (rite de l’Ifrâd) se contentera d’accomplir un Tawaf qudum.

    Quel que soit le Tawaf à accomplir les règles sont les même.

    2. Les règles du Tawaf

    a. Les conditions de validité du Tawaf

    Il est nécessaire pour accomplir le Tawaf d’être en état de propreté rituelle majeure et mineure. Cependant les imams ne sont pas unanime la dessus, les imams Abu Hanifa et Ahmad, ainsi qu’Ibn Taymiyya, Ibn al-Qayyim et Ibn ‘Uthaymin considèrent que le wudu’ n’est qu’une recommandation prophétique. De ce fait le pèlerin doit commencer son Tawaf en étant en état d’ablution mineure et s’il les perd durant le Tawaf, il ne sera pas dans l’obligation de les refaire si cela est difficile pour lui (maladie, peur de perdre ses compagnons,…). La femme en règles ou en couche ne pourra donc pas accomplir le Tawaf étant donné l’importance du ghusl et du wudu’. L’intention et la pudeur sont aussi des conditions de validité du Tawaf, le pèlerin doit bien évidemment couvrir les parties du corps obligatoire.

    b. Le déroulement du Tawaf

    Durant le Tawaf, il faut effectuer 7 fois le tour de la Kaaba à l’intérieur de la Mosquée, en passant à l’extérieur du Hijr Ismâ’îl (muret qui forme un demi-cercle dans l’un des côtés de la Kaaba), et les uns après les autres sans arrêt important entre deux tours sauf pour une raison valable (perte des ablutions, fatigue, maladie, ou prière obligatoire avec l’imam). Dans ces cas, le pèlerin arrête le Tawaf et pourra le reprendre à l’endroit où il s’est arrêté. Chaque tour doit commencer et finir au niveau de la Pierre Noire, doit être fait dans le sens des aiguilles d’une montre (en mettant la Kaaba à sa gauche) et si possible en marchant pour les personnes en ayant la capacité (dans le cas contraire en chaise roulante).

    c. Les recommandations

    Il est recommandé lors du Tawaf de :

    • Dire l’invocation suivante au début du Tawaf :

      Bismi-Llah wa Lhahu akbar. Allâhumma imânan bika wa tasdiqan bi-kitâbika wa wafâ’an bi-‘ahdika wa itibâ’an li-sunnati nabiyyika salla Llâhu ‘alayhi wa sallam.

      « Au Nom de Dieu, Dieu est plus Grand. Ô mon Dieu, croyant en Toi, attestant véridique Ton Livre, par fidélité à Ton pacte et en suivant la conduite de Ton Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) ».

    Répéter cette invocation à chaque tour au niveau de la Pierre Noire en lui faisant face, ou se contenter de dire : Allahu akbar

    • Dénuder son épaule droite durant le Tawaf (pour les hommes)
    • De marcher vite lors des trois premiers tours, dans la mesure du possible pour les hommes sinon marcher normalement
    • Embrasser la Pierre Noire, la toucher ou juste lui faire un signe de la main au début et à la fin du Tawaf, s’il est difficile de l’atteindre
    • Toucher le coin Yéménite de la Kaaba à chaque tour si la situation le permet sinon ne rien faire et continuer son tour
    • Entre le coin Yéménite et la Pierre Noire dire l’invocation suivante pour chaque tour: Rabbanâ âtinâ fi-dunyâ hasana wa fi-l-‘akhirati hasana wa qinâ ‘adhaba n-nar. « Seigneur, donne-nous un bienfait en ce monde et un bienfait dans l’autre monde et protège-nous du châtiment du feu. »

    Il n’existe aucune invocation spécifique pour chaque tour.

    Il est recommandé après le Tawaf de :

    • Faire une prière de deux unités près du Maqâm Ibrâhîm en disant avant la prière :

      Wa takhadhû min maqâmi Ibrâhima musallâ

      « Ils ont adopté la station Ibrâhim comme lieu de prière. » sourate el baqara verset 125

      En cas d’affluence, la prière peut être accomplie autre part à l’intérieur de la Mosquée tout en veillant à ne pas gêner le flux du Tawaf. Durant cette prière, récitez dans la première unité sourate al-kâfirûn puis dans la seconde, al-Ikhlâs.

    • Boire l’eau de ZamZam en invoquant Allah.

      Le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a dit que l’eau de Zamzam était guérison pour toutes les maladies et exaucement pour toutes demandes. Muslim, Ahmad, Ibn Mâja.

      Ibn Abbâs, le compagnon du Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) disait l’invocation suivante à Zamzam :

      Allahuma innî as’aluka ‘ilman nâfi’an wa rizqan wâsi’an wa shifâ’an min kulli dâ’in.

      « Seigneur, je Te demande une connaissance (science) utile, une richesse large et une guérison de tous les maux. »

    • Invoquer Allah à Multazam, endroit entre la Pierre Noire et la Porte de la Kaaba où le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) collait sa joue, sa poitrine et ses bras en invoquant Allah
    d. Ce qui est permis durant le Tawaf

    Durant le Tawaf, il est permis :

    • De lire le Coran
    • De bousculer légèrement pour atteindre et embrasser la Pierre Noire tout en veillant à ne gêner ou ne faire mal à personne. Dans le cas où l’atteindre est difficile, faire un signe vers elle de la main suffira
    • De se reposer un moment entre les tours en cas de nécessité (maladie, fatigue…) ou d’être porté ou assis sur une chaise roulante…
    • Il est permis aux gens faisant le Tawaf de circuler devant ceux faisant la prière dans l’enceinte de la Mosquée
    • De discuter en cas d’extrême nécessité (pour ne dire que du bien)
    e. Le cas particulier des femmes

    Comme précisé auparavant, le Tawaf est un pilier de la Omra nécessitant d’être en état de wudu’, ce qui peut contraindre les femmes à ne pas pouvoir l’accomplir lorsqu’elles sont indisposées ou en couche. Cependant différents cas peuvent se présenter:

    • Si les saignements sont dus à une maladie (ménorragies, métrorragies… appelées istihada) la femme peut faire ses ablutions mineures et ainsi accomplir le Tawaf
    • Si les saignements sont dus à l’arrivée des règles ou suite aux couches, différentes situations sont à prendre en compte :
      • En règles durant ou après avoir accompli le Tawaf, la femme peut finir son Tawaf et ainsi accomplir le Sa’y (car il n’exige pas d’être en état de pureté rituelle) termine sa Omra normalement
      • En règles avant l’Ihram ou après mais avant le Tawaf, la femme se met en état de sacralisation mais n’effectue ni le Tawaf (nécessitant le wudu’), ni le Sa’y (nécessitant le Tawaf) les retardant en attendant sa purification. Si la femme est purifiée avant son départ de la Mecque, elle pourra finir sa Omra en accomplissant son Tawaf et le Sa’y. Si elle n’est pas purifiée avant son départ, elle pourra alors tout de même accomplir le Tawaf et le Sa’y avant de quitter La Mecque. Ce Tawaf vaudra pour la Omra et le Tawaf d’adieu. Il est cependant recommandé de faire le ghusl avant d’effectuer ce Tawaf.
      • En règles après la Omra mais avant le départ, le Tawaf d’adieu n’est pas à faire

    Une fois le Tawaf accompli, le pèlerin se dirige vers Safâ pour accomplir le Sa’y.

    f. Les erreurs à ne pas commettre durant le Tawaf
    • Il n’existe pas d’invocations particulières à faire durant le Tawaf, les pèlerins qui s’en tiennent donc à des invocations qu’ils auraient appris par cœur d’un livre ou autre, cet acte n’a pas de fondement
    • Les invocations collectives sont une erreur et peuvent déranger les autres pèlerins. Le mieux est d’invoquer Allah à voix basse et individuellement
    • Le pèlerin ne doit pas embrasser le coin yéménite (comme on embrasse La Pierre Noire) et ne doit pas lui faire de signe s’il n’arrive pas à le toucher (comme on fait un signe à la Pierre Noire dans le même cas). Les autres coins ne doivent pas être touchés.
    • Il est vivement recommandé de se diriger vers la Pierre Noire pour l’embrasser, cependant s’il y a beaucoup de monde et si le fait de devoir forcer le passage peut porter préjudice aux musulmans et risque d’entrainer une tentation en raison de la mixité présente, alors il est plus bénéfique de faire uniquement un signe en sa direction.

    Une fois le Tawaf accompli, le pèlerin se dirige vers Safâ pour accomplir le Sa’y dans le cas où il accompli une Omra avant le Hajj. Dans le cas contraire, le pèlerin attend le début du Hajj.

  • IV. Le Sa’y

    1. En quoi consiste le Sa’y ?

    Le Sa’y est le rituel suivant le Tawaf qui consiste à faire 7 fois la distance entre Safâ et Marwa (deux montagnes dont la distance entre chaque mont est de 395 mètres). Le parcours devra commencer à Safâ et terminer à Marwa sachant que la distance entre Safâ et Marwa vaut un tour, et la distance Marwa et Safâ vaut aussi un tour.

    « Safâ et Marwa font partie des rites de Dieu. Celui qui a entrepris vers la Maison de Dieu le grand pèlerinage ou la Omra n’encourt ni péché ni reproche en faisant entre ces deux collines le parcours rituel. » Sourate al Baqara verset 158.

    2. Les règles du Sa’y

    a. Les conditions de validité du Sa’y

    Comme pour le Tawaf, l’intention est une condition importante de validité de ce rituel (sans obligation de la prononcer à haute voix). Pour pouvoir effectuer le Sa’y, il faut avoir effectué au préalable un Tawaf Omra (non surérogatoire ou d’adieu). Il faut aussi veiller à bien accomplir 7 fois le parcours entre Safâ et Marwa en commençant par Safâ et en finissant par Marwa. Il est important de ne débuter un parcours qu’après avoir mis au moins un pied au début de la montée de chacune des deux collines.

    b. Les recommandations

    Il est recommandé durant le Sa’y :

    • D’être en état de propreté rituelle, cela n’est cependant pas une obligation
    • De gravir les deux monts (Safâ et Marwa) jusqu’en haut, en cas d’incapacité la moitié suffira
    • Pour les hommes, dans la mesure du possible, hâter le pas entre les deux bornes vertes sinon marcher
    • Invoquer Allah au pied des monts (Safâ et Marwa) en faisant face à la Kaaba et au cours du parcours.

    En arrivant à Safâ :

    Inna s-safâ wal-marwata min sha’â’iri Llah. Abda’u bimâ bada’a Llahu bih

    « Safâ et Marwa sont parmi les rituels de Dieu, je commence par là où Dieu a commencé. »

    Puis sur Safâ avant de se mettre en route :

    Allâhu akbar, Allâhu akbar, Allâhu akbar wa li Llâhi l-hamd. Allâhu akbar ‘alâ mâ hadânâ wa l-hamdu li-Llâhi ‘alâ mâ awlânâ. Lâ ilâha illa Lhâhu wahdahu lâ sharîka lah, lahu l-mulku wa lahu l-hamdu wa l-hamdu wa huwa ‘alâ kulli shây’in qadîr

    « Dieu est grand, Dieu est grand, Dieu est grand. A Dieu la louange. Grandeur à Dieu pour nous avoir guidés, et louange à Dieu pour la sollicitude qu’Il nous a donnée. Il n’y a de dieu que Dieu, sans associé, à Lui la royauté, à Lui la louange, Il est Omnipotent. »

    En se dirigeant vers Marwa :

    Lâ ilâha illa Llâhu anjaza wa’dah, wa nasara ‘abdah, wa hazama l-ahzâba wahdah. Lâ ilâha illa Llâh, wa lâ na’budu illâ iyyâh, mukhlisîna lahu d-dîna wa law kariha l-kâfirûn. Rabbi ghfir wa rham wa tajâwaz ‘ammâ ta’lam, innaka anta al-a’azzu l-akram.

    Allâhumma innaka qulta ud’ûnî astajib lakum, wa innaka lâ tukhlifu l-mî’âd, wa innî as’aluka kama hadaytanî li l-islâm an lâ tanza’ahu minnî hatâ tatawâffânî wa anâ muslim. Rabbi ghfir wa rham wa hdinî s-sabîli l-aqwam.

    « Il n’y a de dieu que Dieu. Il a accompli Sa promesse, Il a donné la victoire à son serviteur (Muhammad, que la paix et la bénédiction soient sur lui), et a vaincu Seul les troupes ennemies coalisées. Il n’y a de dieu que Dieu, et nous n’adorons que Lui, sincères dans notre religion, même si les incroyants ne le supportent pas. Mon Dieu, pardonne-moi, accorde Ta miséricorde et passe outre ce que Tu connais de nous comme fautes. »

    c. Ce qui est permis durant le Sa’y

    Durant le Say, il est permis de s’arrêter pour un moment pour se reposer, boire de l’eau, de discuter, et d’être porté ou de faire le parcours en chaise roulante. Comme pour le Tawaf, aux heures de prières, le parcours peut être interrompu pour assister à la prière en groupe avec les autres pèlerins et sera repris à l’endroit où il a été interrompu.

    3. La coupe de cheveux

    Le fait de se couper les cheveux permet la désacralisation (sortie de l’état d’Ihram), et met donc fin à toutes les interdictions temporaires qui étaient induites par l’état de sacralisation. Ainsi tous les actes cités auparavant comme étant des choses à ne strictement pas faire une fois l’Ihram entamé, au risque que celui-ci ne soit pas valide, ne sont plus interdits.

    Après le Sa’y, les femmes et les hommes doivent se couper les cheveux soit à Marwa à la fin des 7 tours, soit chez un coiffeur ou à l’hôtel. Pour l’homme, il lui est recommandé de se raser le crâne (ou de se couper les cheveux un peu partout sur la tête), de se couper les ongles et raccourcir la moustache. Pour la femme, quelques centimètres suffiront (1 à 2 centimètres, ne surtout pas se raser le crâne !).

    Se contenter de se couper quelques cheveux pour l’homme ne suffit pas à la validité de la désacralisation. Il est important que s’il ne se rase pas le crâne, qu’il se coupe des cheveux partout sur la tête.

    Pour le rite du Tamattou’, une fois la Omra accomplie, et après être sorti de l’état de sacralisation, tous ce qui était interdit auparavant ne l’est plus jusqu’au 8ième jour de Dhûl-Hijjah où le pèlerin devra se remettre en Ihram de la Mecque pour le Hajj. Pour le rite du Quirân, le pèlerin reste en Ihram jusqu’à la fin du Hajj. Le pèlerin doit veiller à avoir bien accompli tous les piliers de la Omra (l’Ihram, le Tawaf, le Sa’y), et avoir respecté ses interdits et ses obligations au risque que celle-ci ne soit pas valide. Si une obligation n’a pas été respectée, le pèlerin devra sacrifier une offrande et la distribuer aux pauvres de La Mecque. Ensuite, le pèlerin se prépare pour le début du Hajj.

  • V. Le déroulement du pèlerinage

    1. Le jour d’al Tarwiyah (8ième jour du Dhûl-Hijjah)

    Le jour de Tarwiyah qui est le 8ième jour du Dhûl-Hijjah marque le début du pèlerinage et est le jour où le pèlerin doit se préparer et se mettre en état d’Ihram, s’il a effectué une Omra sous le rite du Tamattou’ et ne serai donc pas resté en Ihram jusqu’au Hajj. Il pourra se mettre en Ihram à la Mecque en suivant les prescriptions détaillées auparavant concernant la mise en état de sacralisation. Par contre celui qui a accompli la Omra sous le rite du Quiran (intention de l’Ihram pour la Omra et le Hajj) ou compte accomplir le rite de l’Ifrad (intention de l’Ihram pour le Hajj uniquement) est donc à ce moment-là déjà en Ihram et n’aura rien de plus à faire à part prononcer le plus de fois possible la Talbiya jusqu’à Minâ. Tout cela doit être fait dans la matinée de ce jour. Celui qui était déjà installé à Minâ avant ce jour pourra se mettre en Ihram à cet endroit.

    2. L’arrivé à Minâ (8ième jour du Dhûl-Hijjah)

    Une fois arrivé à Minâ, le pèlerin devra y passer la journée et la nuit et y accomplir ainsi toutes les prières, chacune en son temps y compris la prière du fajr au matin du 9ième jour du Dhûl-Hijjah, en réduisant uniquement les prières de quatre cycles à deux cycles (dhohr, ’asr, ‘ichâ). Le fait de passer la nuit à Minâ ce jours-là n’est cependant qu’une tradition prophétique et n’est pas obligatoire.

    3. L’arrêt à ‘Arafât (9ième jour du Dhûl-Hijjah)

    Au lever du jour, le pèlerin quitte Minâ et se dirige vers ‘Arafat tout en prononçant la Talbiyya. En arrivant, il s’installe où il peut en s’assurant de bien être dans la zone délimitée. S’il n’est pas à l’intérieur du périmètre de ‘Arafat, le Hajj ne sera pas valide. Se rendre ou voir le mont ‘Arafat n’est absolument pas une obligation. En après-midi, les deux prières dhorh et el ‘asr doivent être priées regroupées et réduites à deux cycles avec un adhan (appel à la prière) et deux iqâma (annonce à la prière). Puis, il devra rester à cet endroit jusqu’au coucher du soleil à invoquer et prier Allah face à la Kaaba. Celui qui aura quitté cet endroit avant l’heure autorisée devra y revenir et y rester jusqu’au coucher du soleil. Il est important d’y rester jusqu’au coucher du soleil, quitter ‘Arafat avant est une erreur et un péché pour lequel il faudra sacrifier une bête. Après le coucher du soleil, le pèlerin pourra quitter ‘Arafat tout en prononçant la Talbiyya et en demandant la miséricorde d’Allah dans le calme et le respect, pour se diriger vers Muzdalifah.

    Celui qui arrive à ‘Arafat après le coucher du soleil devra tout de même effectuer ne serait-ce qu’un arrêt à cet endroit avant le fajr de la veille de l’Aïd.

    4. La nuit à Muzdalifah (9ième jour du Dhûl-Hijjah)

    Arrivé à Muzdalifah, les prières du maghreb et ‘ichâ devront être effectuées regroupées et réduites à deux cycles au lieu de quatre sauf pour le maghreb (trois cycles habituels) en prononçant un seul adhan et deux iqâma. Il est recommandé de passer la nuit à Muzdalifah sans que cela ne soit obligatoire, les personnes faibles peuvent donc retourner à Minâ mais uniquement après minuit, car il est tout de même obligatoire de rester à Muzdalifah au moins jusqu’à minuit. Ceux qui partent avant doivent revenir et rester là jusqu’à minuit sinon il faudra sacrifier une bête. Il est cependant préférable pour les personnes dont les capacités le permettent de passer la nuit en ce lieu, y prier le fajr et invoquer Allah en se dirigeant vers la Kaaba à côté de la mosquée ou à un autre lieu jusqu’à ce que le soleil soit sur le point de se lever. Il faut aussi être très vigilant quant à délimitation de Muzdalifah, au risque de passer la nuit à l’extérieur et que ce rituel ne soit pas valide. Ensuite ils se dirigeront vers Mina avant le lever du soleil.

    Pour ceux qui arrivent après minuit à Muzdalifah, s’arrêter un moment suffira.

    5. Les rites du jour de l’Aïd (10ième jour du Dhûl-Hijjah)

    a. Lapidation des stèles

    Le premier rituel du jour de l’Aïd est la lapidation de la grande stèle (jamrah al-‘aqabah) avec 7 cailloux plus grand qu’un pois chiche. A chaque jet de cailloux, prononcer le takbir « Allahu Akbar ». Il faut faire en sorte que les cailloux tombent dans l’enceinte du bassin de la stèle, dans le cas contraire la lapidation n’est pas acceptée. La lapidation de la stèle pour les pèlerins commence la veille du dixième jour à partir de minuit et se termine le jour-même au coucher du soleil, le meilleur moment et après le lever du soleil. Il est important de respecter le temps imparti à ce rituel, sinon une erreur sera commise. Durant la lapidation, il est meilleur que la Qibla soit du côté gauche du pèlerin.

    b. Sacrifice de la bête

    Ce jours-là, le pèlerin accomplissant le rite du tamattou’ ou du quirân doit sacrifier une bête entre le lever du soleil du jour de l’Aïd et le treizième jour au coucher du soleil. Il peut manger de son offrande et doit en faire l’aumône.

    Quant aux caractéristiques de la bête : âgée de 6 mois pour les ovins, un an pour les caprins, deux ans pour les bovins, et cinq ans pour les camélidés, ne doit être ni malade, ni veille, ni maigre, ni borgne, ni aveugle, ni boiteuse, et doit avoir tous ses membres ... Un ovin ou caprin correspond à une offrande tandis qu’une vache ou un chameau correspond à sept offrandes (sept personnes peuvent s’associer sur l’achat d’une de ces bêtes et cela leur sera comptabilisé comme une offrande pour chacun d’entre eux).

    Quant au cas des pèlerins dans l’impossibilité de sacrifier une bête, ils auront l’obligation de jeûner dix jours, dont trois pendant le pèlerinage dans la mesure du possible avant le jour de ‘Arafat sinon durant les trois jours qui suivent le jour de l’Aïd (11ième, 12ième, 13ième jours de Dhoul-Hijja). Les sept autres jours non encore jeunés, seront jeunés par le pèlerin à son retour du Hajj, à son domicile.

    c. La coupe de cheveux

    Après l’immolation de la bête, les hommes doivent se raser la tête ou au minimum se couper les cheveux (se raser la tête entièrement est meilleur). Quant aux femmes, l’équivalent d’une phalangette d’un pouce doit être coupée.

    Ainsi le pèlerin quittera son Ihram et tous ce qui était interdit auparavant ne le sera plus sauf les rapports entre époux et cela jusqu’au Tawaf Al-Ifâdah.

    d. Tawaf Al-Ifâdah

    Le jour de l’Aïd, le pèlerin pourra se rendre dans la mesure du possible à la Mecque pour effectuer le dernier Tawaf quel que soit le rite qu’il est en train d’accomplir (tamattou’, quirân, ifrâd). Ce Tawaf se déroule de la même manière que le Tawaf d’arrivée, sans découvrir l’épaule droit. S’il ne peut l’accomplir ce jour-là, il pourra le retarder mais il vaut mieux l’accomplir durant les trois jours suivant l’Aïd.

    e. Le Sa’y

    Après le Tawaf, il restera à faire le Sa’y de la même manière que celui de la Omra de préférence le jour de l’Aïd si le Tawaf a été effectué ce jour-là sinon après, comme pour le Tawaf.

    6. Les jours du Tachrîq (11ième, 12ième, 13ième jours du Dhûl-Hijjah)

    Durant ces trois jours les pèlerins ont l’obligation de passer la majeure partie de la nuit à Mina. Si, sans raison, un pèlerin ne respecte pas cette prescription, un péché pour lequel il faudra sacrifier une bête aura été commis. Il faudra lapider les trois stèles lors de chacun de ces jours en après-midi, et surtout pas avant midi sinon la lapidation ne sera pas valide. Les prières devront être accomplies à l’heure en réduisant uniquement les prières à quatre cycles.

    La lapidation devra débuter par le jet de sept cailloux, aussi gros qu’un pois chiche, sur la petite stèle (jamratous-soughrâ) qui se trouve après Mina, en invoquant Allah face à la Qibla avant les tirs et en prononçant le Takbir « Allahou Akbar » à chaque tir. Les cailloux doivent bien tomber dans le bassin de la stèle. Il répétera cela avec la stèle médiane (jamratoul-woussttâ) et la grande stèle (jamratoul-‘aqaba). L’ensemble de ce rituel devra être accompli les 11ième et 12ième jours. Le 12ième jour après la lapidation des stèles, le pèlerin pourra quitter Mina avant le coucher du soleil. S’il a trop tardé alors que le soleil s’est déjà couché, il devra passer cette nuit encore à Mina. Les 11ième et 12ième nuits sont obligatoirement passées à Mina, le 13ième jour est donc surérogatoire. Néanmoins, rester jusqu’à la fin du 13ième jour est meilleur que de se hâter.

    En cas d’incapacité, il est possible de déléguer à une personne la responsabilité d’accomplir pour la personne ne pouvant pas le faire. Mais dans le cas où la délégation est uniquement dans le but de partir avant la fin, elle n’est pas acceptée.

    7. Le Tawaf d’adieu

    Lorsque le pèlerin aura fini d’accomplir les piliers ainsi que les obligations du Hajj et sera prêt à s’en aller pour retourner chez lui, il ne devra voyager qu’après avoir accompli le Tawaf d’adieu en faisant sept fois le tour de la Kaaba et l’ensemble des actes du Tawaf d’arrivé . Si le Tawaf-Al-Ifadah a été retardé et accompli avant le départ, le Tawaf d’adieu ne sera plus nécessaire. Les femmes en règles pourront voyager sans faire le Tawaf d’adieu.