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Comment faire la Omra ?

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  • La omra

    Conseils et guide pratique




    RAYAN VOYAGES
    17, Rue Larmeroux 92170 Vanves
    09.50.98.27.30
    www.hajj-omra.net
  • La omra

    Un Bon nombre de musulmans pensent qu’il n’y a que le hajj (grand pèlerinage) qui est obligatoire en islam étant donné le fait qu’il soit mentionné parmi les 5 piliers de l’islam. Cependant, il y a divergence au sein même des 4 écoles et des savants : pour certains savants et imams tels que l’imam Ahmad et l’imam Shafi’î, la omra est aussi obligatoire une fois dans la vie tout comme el hajj et pour les mêmes conditions (pécuniaire, santé, sécurité…), pour d’autres tels que l’imam Mâlik et l’imam Abû Hanifa elle ne serait qu’une recommandation prophétique (sunna).

    A ce sujet Le Prophète(PSL) a dit « …l’Islam consiste à ce que tu attestes qu’il n’y a pas de divinité digne d’adoration hormis Allah et que Mohammad est le messager d’Allah, que tu accomplisses la prière, que tu donnes la Zakât, que tu accomplisses le hadj et la ‘Omra, que tu te purifies de la grande souillure (Djanâba), que tu complètes bien ton ablution et que tu jeûnes le mois de Ramadhan ». Rapporté par Albaîhaqi et les autres.

    1. Les conditions d’obligation pour accomplir la Omra

    Le Hajj tout comme la Omra ne s’impose en réalité à un musulman qu’en fonction de sa situation, et pour l’accomplir il doit remplir les conditions suivantes :

    • Etre musulman
    • Atteindre la puberté c’est-à-dire l’âge d’accomplir les prescriptions islamiques
    • Avoir toutes ses capacités mentales
    • Ne pas être soumis à quelqu’un, être libre (esclavage, prisonnier…)
    • Avoir la capacité physique et matérielle, c’est à dire la santé, les moyens, pouvoir voyager en toute sécurité…
    • Pour la femme, il est exigé qu’elle soit accompagnée d’un mahram (le mari ou un parent proche qui lui est interdit au mariage) ou de femmes dignes de confiance pour les plus âgées.

    2. Les vertus de la Omra

    L’accomplissement d’une Omra a de nombreux bienfaits et une excellente rétribution de la part d’Allah.

    Le prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a dit au sujet de la Omra : « Certes, une Omra accomplie pendant le mois du Ramadan équivaut à un Hajj accompli en ma compagnie ». Rapporté par Al-Boukhâry et Muslim. Cependant l’équivalence n’est qu’en termes de récompense, le fait de faire une Omra durant la période du ramadan ne décharge aucunement le musulman de l’obligation qu’il a d’accomplir Le Hajj.

    Le prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a dit : « Le combattant dans la voie d’Allah, le pèlerin, et celui qui accomplit la Omra sont les hôtes d’Allah. Il les a appelés et ils ont répondu ; et Il leur accordera ce qu’ils demanderont ». Rapporté par Iboun Madjah.

    Le prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a aussi dit : « Entre deux Omra, Allah absout tous les péchés, alors que le pèlerinage pieux n’a de véritable rétribution que le Paradis ». Rapporté par Bukhari et Muslim.

  • Les piliers de la Omra

    Lorsqu’Allah commanda à Ibrahim la reconstruction de la Kaaba avec son fils (que la paix soit sur eux), il lui commanda aussi, une fois la construction finie, d’appeler l’humanité entière à répondre à l’appel d’Allah, c’est-à-dire à effectuer le pèlerinage. Ibrahim (que la paix soit sur lui) dit alors : « Ô Seigneur, ma voix ne parvient pas à tout le monde ». Allah lui répondit : « Appelle seulement et c’est à Moi de faire entendre qui Je veux ».

    De cette manière, ceux qui accomplissent le pèlerinage (Hajj ou Omra) par la permission d’Allah, sont ceux qui ont entendu l’appel d’Allah, par la volonté d’Allah, lancé par Ibrahim (que la paix soit sur lui).

    « Et fais aux gens une annonce pour le Hajj. Ils viendront vers toi, à pied, et aussi sur toute monture, venant de tout chemin éloigné, pour participer aux avantages qui leur ont été accordés et pour évoquer le nom d’Allah aux jours fixés… ». Sourate 22 (le pèlerinage) : verset 27 et 28.

    Les piliers de la Omra sont au nombre de quatre : l’Ihram, le Tawaf, le Sa’y et la coupe de cheveux. Tous ces rituels sont indispensables à la validité de la Omra. Si les obligations ne sont pas respectées ou si un interdit est commis, le pèlerin devra sacrifier une offrande qu’il devra distribuer aux pauvres de La Mecque.

  • I. La mise en état de sacralisation (ihram)

    L’Ihram consiste en la mise en état de sacralisation morale et corporelle. Dès son arrivée sur le territoire sacré, il est indispensable que le pèlerin se prépare à se mettre en Ihram sans lequel aucun acte et rituel de la Omra ne seraient valide. Cette mise en état de sacralisation doit se faire en fonction et aux lieux prescrits (miqat) par le prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) ou avant et suit des règles particulières.

    Pour accomplir la Omra on peut se mettre en état de sacralisation à n’importe quelle période de l’année contrairement à l’accomplissement du hajj pour qui les périodes sont connues et précisées dans la sourate el Baqara verset 197 « le pèlerinage a lieu dans des mois bien connus… ».

    1. Les lieux du miqat

    Le miqat définit les lieux de passage d’un pèlerin, venant de l’extérieur du territoire sacré de La Mecque, à partir duquel il devra obligatoirement être en état de sacralisation pour se rendre au Haram dans l’intention d’y effectuer le petit ou grand pèlerinage. Ils sont au nombre de 5.

    • Rabigh aussi connu sous le nom de Juhfa situé à 200 km environs de La Mecque. Ce lieu constitue un miqat pour les pays voisins tels que l’Egypte, Soudan, et d’Afrique du Nord ainsi que pour toutes personnes passants par là.
    • Dhul-Hulayfa aussi appelé Abyar Ali situé à 450 km de La Mecque et à 11 km de Médine. Il constitue un miqat pour les habitants de Médine et des régions du nord et pour tous ceux passants par cet endroit.
    • Dhat’Irq qui se situe à 94 km environ au nord-est de La Mecque est le miqat pour ceux venant d’Irak.
    • Qarn al-Manazil appelée as-Sayl aussi situé à 94 km de La Mecque est un miqat pour les pays du Golfe.
    • Yalamlam situé à 54 km au sud-est de La Mecque constitue lui un miqat pour ceux venant du Yémen.

    Ces miqat ont été fixé par le Prophète (que le paix et ma bénédiction soient sur lui). Ibn Abbâs relate ainsi : "Le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a fixé pour les gens de Médine Dhul-Hulayfa ; pour les gens de Syrie, Juhfa ; pour les gens du Nadjd, Qarn al-Manâzil ; et pour les gens du Yémen Yalamlam. Ces (mîqâts) sont pour ces gens, ainsi que pour ceux qui passent par ces (lieux) parmi ceux qui n'y résident pas, pour tous ceux qui ont l'intention d'accomplir le grand ou le petit pèlerinage. Et quant à celui qui réside en deçà de ces (lieux), le lieu où il se mettra en état de sacralisation est le lieu où il réside ; ceux qui résident à la Mecque se mettront donc en état de sacralisation à la Mecque" (rapporté par al-Bukhâri, 1454, Muslim, 1181).

    Ces lieux sont des miqat autant pour ceux résidants dans ces régions que ceux venant du monde entier. Il est aussi important de savoir que la ville de Jeddah n’est pas un miqat, ce qui veut dire que le pèlerin se rendant à La Mecque par voie aérienne (et arrivant ainsi par Jedda) doit prendre ses précautions pour se mettre en état de sacralisation avant d’arriver à Jedda au risque de rater la limite de l’ihram. Il est dans ce cas permis de se mettre en état de sacralisation avant d’atteindre le miqat pour éviter de le rater.

    Quant à ceux qui se trouvent déjà à l’intérieur de ces miqat ou à l’intérieur du Haram (La Mecque), ils peuvent se mettre en état d’Ihram à l’endroit où ils se trouvent pour le Hajj et la Omra sauf pour ceux qui se trouvent à l’intérieur de La Mecque et qui veulent accomplir la Omra, eux doivent sortir du Haram et se rendre en « un lieu délimitant le périmètre sacré de La Mecque ou revenir au miqat » pour s’y mettre en état de sacralisation.

    2. Les erreurs à ne pas commettre

    Se rendre à la mosquée de At-Tan’îm pour y prier avant de se rendre à la Grande Mosquée pour effectuer la Omra, dépasser le miqat pour s’y mettre en Ihram, ou quitter La Mecque pour aller s’y mettre en Ihram est une innovation et est une croyance qui n’a absolument aucun fondement. Cette mosquée et cet endroit n’ont aucune spécificité, d’ailleurs la mosquée n’a été construite qu’après la mort du Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui). Le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a seulement autorisé ‘Aisha (qu’Allah l’agréée) à s’y mettre en Ihram pour accomplir une Omra après le Hajj (pour la raison que c’était le lieu le plus proche), n’ayant pas pu l’accomplir avant étant donné son indisposition à le faire. Favoriser cette mosquée sous prétexte qu’il est méritoire d’y passer avant d’aller à La Grande Mosquée ou autre est une grave erreur pour laquelle il faudra effectuer un sacrifice et le distribuer aux pauvres. Le musulman est tenue, dès son arrivé dans le territoire sacrée, de se rendre à La Grande Mosquée pour poursuivre sa Omra.

    De la même manière, quitter la Mecque pour se mettre en Ihram ou prier à la mosquée de Ji’ranah est aussi une innovation. Ces actes n’ont aucun fondement dans la tradition prophétique, si ce n’est que le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) s’y était mis en Ihram en revenant de Hounayn et en allant à La Mecque parce que c’est à cet endroit qu’il eut l’intention d’accomplir la Omra. Mise à part cela, il n’aurait jamais quitté ni lui ni ses compagnons La Mecque pour s’y mettre en Ihram. Cependant la sunna est de s’y mettre en Ihram pour ceux qui se rendent à La Mecque en venant ou en passant par Taïf et ses environs uniquement.

    3. La sacralisation

    La mise en état de sacralisation est indispensable à la validité des rituels de la Omra (ainsi que pour le Hajj). Le pèlerin se met en état de sacralisation (Ihram) en prononçant l’intention et la talbiyya.

    a. L’intention

    Une fois arrivé au miqat (ou avant), le pèlerin se met en état de sacralisation en prononçant son intention à accomplir la Omra. Il prononcera son intention après avoir effectué une prière de deux unités ou encore sur la route en direction de la qibla.

    Il dira alors : Labbayka Allahumma ‘umra (je réponds a ton appel, mon dieu).

    Elle peut être prononcée à voix haute ou basse, mais il est préférable que ce soit à voix basse pour les femmes.

    b. La talbiyya

    Une fois l’intention prononcée, il faudra immédiatement poursuivre par la talbiyya, qui est la réponse du musulman à l’appel d’Allah :

    Labbayk Allahumma labbayk, labbayka la sharika laka labbayk, inna l-hamda wa ni’mata laka wa-l-mulk, la sharika lak

    «Je réponds à Ton appel, mon Dieu, oui, j’y réponds. J’y réponds, ô Toi qui n’as pas d’associé, oui, j’y réponds. La louange, les bienfaits, tous proviennent de Toi, ainsi que le règne, Toi qui n’as pas d’associé.»

    Il est obligatoire de la prononcer au moins une fois selon l’avis de l’imam Malik et Abu Hanifa, et est une recommandation prophétique selon l’imam Shafi’i.

    De la même manière que la prononciation de l’intention, la talbiyya doit être prononcée une fois la mise en état de sacralisation entamée par le pèlerin. Il est recommandé qu’elle soit dite à voix suffisamment entendue, le plus de fois possible, à tout moment, après les prières etc. et devra être arrêtée au commencement du Tawaf.

    4. Les règles à suivre durant l’Ihram

    a. Les recommandations du Prophète avant l’Ihram

    Le prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) recommande avant de se mettre en Ihram de :

    • Se laver, se couper les ongles, la moustache et s’épiler les aisselles et le pubis
    • Faire ses grandes ablutions (ghusl y compris pour la femme indisposée ou en couche)
    • Se parfumer légèrement (musc), pour la femme l’odeur ne doit pas être forte
    • Faire une prière de deux unités en récitant pour la première sourate al-kafirun et pour la seconde sourate al-ikhlas avant de formuler l’intention de l’Ihram
    b. Obligation : la tenue de l’Ihram

    Les pèlerins en état d’Ihram ont une tenue qui leur est assignée.

    L’homme doit retirer tous les habits cousus ou découpés pour épouser la forme du corps ou d’un de ses membres (chemises, pantalons, qamis ou autres). Il devra alors se couvrir d’un pagne et d’un autre morceau d’étoffe sur les épaules tous les deux non cousus et de préférence de couleur blanche. Les chaussures que portera l’homme lors de son Ihram devront être des sandales qui laissent la plus grande partie du pied à l’air (notamment l’os de la cheville astragale).

    La femme doit garder son habit habituel (hijab) de sortie sans se faire coquette et se découvrir les mains et le visage. Aucune couleur particulière ne lui est assignée, cependant elle doit éviter les couleurs attirantes et le blanc à cause de la ressemblance avec l’homme.

    c. Interdictions

    Une fois l’état de sacralisation entamé par la femme et l’homme, il est interdit de :

    • Pour l’homme de porter encore quelque chose de cousu (comme précisé auparavant) tels que des habilles, des sous-vêtements, des chaussettes… et aussi de se couvrir la tête avec un chapeau, une écharpe et les pieds en utilisant des souliers (mettre plutôt des sandales découvrant la majeur partie des pieds)
    • Pour la femme d’avoir le visage et les mains couverts
    • De se parfumer le corps et les vêtements, de sentir ou d’utiliser ce qui est parfumé (savon, pommades, dentifrices…)
    • Se couper les ongles ou les cheveux volontairement, sauf si un ongle se casse par inadvertance
    • Chasser des bêtes, leur faire peur, ou aider à le faire par n’importe quel moyen (sauf par crainte de morsures) ou encore de couper des plantes
    • Conclure tout acte de mariage ou une simple demande en mariage ainsi que toute relation sexuelle entre époux (et ce qui pourrait entrainer à cela : baisers, caresses)
    • Se disputer avec des compagnons de route ou d’autres musulmans
    • Commettre des interdits
    d. Permissions

    Tout est licite pour le pèlerin étant en état de sacralisation (hormis les interdits explicités ci-dessus) comme :

    • Changer de vêtements d’ihram
    • Porter une ceinture pour retenir la tenue d’ihram ou pour mettre de l’argent ; porter des lunettes, une montre, une bague pour l’homme ; porter des habits noirs ou colorés, des souliers et des bijoux pour les femmes
    • Prendre des bains (en évitant les gels douches et shampoings parfumés)
    • Se gratter la tête (en évitant d’enlever des cheveux)
    • Se protéger du soleil avec une ombrelle
    • Prendre des médicaments prescrits par un médecin
    • Ajouter une couverture ou un autre ihram en cas de froid, en veillant à ne pas couvrir sa tête pour l’homme
    • De porter la tenue de l’ihram sous ses vêtements et de prendre toutes ses dispositions avant de prendre l’avion, de façon à pouvoir se mettre en état d’Ihram (sans oublier de retirer les vêtements cousus pour l’homme, la burqa et les gants pour la femme) dans les airs en se rapprochant d’un miqat
    e. Les erreurs à ne pas commettre durant l’Ihram

    Il est important que le pèlerin ait en tête que :

    • Jeddah n’est pas un miqat pour ceux venant de l’extérieur des limites sacrées, il ne faut donc pas attendre d’arriver à l’aéroport pour se mettre en état d’Ihram.
    • Le fait de se photographier en état d’Ihram pour montrer aux autres pourrait être considéré comme un acte ostentatoire et donc hypocrite, à éviter!
    • Il faut avoir déjà accompli le hajj ou la omra pour l’accomplir au nom d’une autre personne
    • Laisser paraitre son épaule droite ne se fait qu’au moment du Tawaf (Tawaf al-qoudoum) et non après avoir entamé l’ihram
    • L’idée qu’il n’est permis d ‘utiliser que les affaires apporté au moment de l’Ihram est fausse. Cela ne fait pas parti des interdits bien connus de l’Ihram. Le pèlerin peut utiliser tous ce qu’il veut et peut acheter ce qui lui manque.
    • Le vert n’est pas une spécificité à l’habit que doit porter la femme en Ihram. Aucune couleur n’est obligatoire.
    • La femme doit se mettre en Ihram même en étant indisposé et doit veiller à ne pas dépasser le miqat sous ce prétexte sinon elle devra revenir au lieu du miqat pour y entamer son Ihram ou sacrifier une offrande à distribuer si elle ne revient pas en arrière.
    f. Cas particulier de la femme

    L’Ihram n’exige pas obligatoirement d’être en propreté rituelle ghusl et wudu contrairement au Tawaf. De ce fait, la femme indisposée (en règles ou qui a des saignements) ou en couche peut accomplir son Ihram et se préparer et faire ce qui a été cité au-dessus sans contrainte. Néanmoins faire les grandes ablutions ghusl est aussi recommandé pour la femme même dans cet état pour accomplir le Tawaf.

  • II. L’arrivé à La Mecque

    Une fois l’Ihram effectué, le pèlerin se dirige vers La Mecque et en entrant dans la ville, il est recommandé de réciter l’invocation suivante :

    Allahuma hadha haramuka wa amnuk,fa-harrimni mina n-nar, wa amminni min ‘adhabika yawma tab’athu ‘ibadak, wa-ja’alni min awliya’ika wa ta’atik.

    « Ô mon Dieu, ceci est Ton territoire sacré et Ton lieu de sécurité. Epargne mon corps du feu, et protège-moi (sécurise-moi) de Ton châtiment le jour où tu ressusciteras Tes créatures. Fais de moi l’une de Tes créatures saintes et de ceux qui T’obéissent. »

    Il n’est pas obligatoire d’accomplir le Tawaf dans l’immédiat, le pèlerin peut d’abord aller déposer ses bagages dans son lieu de séjour avant de se rendre à la Grande Mosquée.

    En arrivant aux portes de la Grande Mosquée, dans la mesure du possible, il est recommandé aux pèlerins d’entrer par la Porte as-Salam (dans le cas contraire par n’importe quelle porte).

    Face à la Kaaba, le pèlerin doit dire l’invocation suivante :

    Allâhumma zid hadha l-bayta tashrifan wa ta’ziman wa takriman wa mahabatan wa birran, wa zid man sharrafahu wa karramahu mimman hajjahu aw i’tamarahu tashrifan wa takriman wa ta’ziman wa birran. Allâhumma anta s-salâm wa minka s-salâm hayyinâ rabbi bi-s-salâm.

    « Ô mon Dieu, ajoute à cette Maison (la Grande Mosquée) dignité, grandeur, vénération et respect ; et ajoute à celui qui l’honore et lui fait vénération, parmi ceux qui font le Hajj ou la Omra, honneur, grandeur, largesse et piété. Ô mon Dieu, Tu es la Paix (sâlam), de Toi vient la paix (sâlam), fais-nous vivre par la paix. »

    …ainsi que toutes autres invocations désirées avant de commencer le Tawaf.

  • III. Le Tawaf

    1. En quoi consiste le Tawaf ?

    Le Tawaf est un pilier important de la Omra, et une condition pour accomplir le Sa’y. Il consiste en le fait d’accomplir 7 fois le tour de la Kaaba. Il existe différents types de Tawaf :

    • Le Tawaf qudum qui est le Tawaf d’arrivé que le pèlerin accompli lorsqu’il pénètre pour la première fois dans l’enceinte de la Grande Mosquée. Il est obligatoire et doit être accompli en état d’ihram.
    • Le Tawaf Omra, pour tout pèlerin venu avec l’intention d’accomplir la Omra. Il est aussi obligatoire et peut être confondu avec le Tawaf qudum pour ceux voulant accomplir la Omra. Avoir effectué l’Irham avant est nécessaire.
    • Le Tawaf d’adieu, lui doit être accompli avant le départ du pèlerin de La Mecque. Il est obligatoire et est accompli sans Ihram.
    • Le Tawaf nafila (surérogatoire), il est recommandé et peut être accompli autant de fois que possible par le pèlerin durant son séjour en plus du Tawaf obligatoire et sans Ihram. Il est aussi recommandé par beaucoup de savants d’accomplir un Tawaf nafila comme salutation de la Grande Mosquée chaque fois que possible à la place des deux cycles de salutation faites habituellement dans toutes les mosquées.

    2. Les règles du Tawaf

    a. Les conditions de validité du Tawaf

    Il est nécessaire pour accomplir le Tawaf d’être en état de propreté rituelle majeure et mineure. Cependant les imams ne sont pas unanimes là-dessus, les imams Abu Hanifa et Ahmad, ainsi qu’Ibn Taymiyya, Ibn al-Qayyim et Ibn ‘Uthaymin considèrent que le wudu’ n’est qu’une recommandation prophétique. De ce fait le pèlerin doit commencer son Tawaf en étant dans un état d’ablution mineure et s’il les perd durant le Tawaf, il ne sera pas dans l’obligation de les refaire si cela est difficile pour lui (maladie, peur de perdre ses compagnons,…). La femme en règles ou en couche ne pourra donc pas accomplir le Tawaf étant donné l’importance du ghusl et du wudu’. L’intention et la pudeur sont aussi des conditions de validité du Tawaf, le pèlerin doit bien évidemment couvrir les parties du corps obligatoire.

    b. Le déroulement du Tawaf

    Durant le Tawaf, il faut effectuer 7 fois le tour de la Kaaba à l’intérieur de la Mosquée, en passant à l’extérieur du Hijr Ismâ’îl (muret qui forme un demi-cercle dans l’un des côtés de la Kaaba), et les uns après les autres sans arrêt important entre deux tours sauf pour une raison valable (perte des ablutions, fatigue, maladie, ou prière obligatoire avec l’imam). Dans ces cas, le pèlerin arrête le Tawaf et pourra le reprendre à l’endroit où il s’est arrêté. Chaque tour doit commencer et finir au niveau de la Pierre Noire, doit être fait dans le sens des aiguilles d’une montre (en mettant la Kaaba à sa gauche) et si possible en marchant pour les personnes en ayant la capacité (dans le cas contraire en chaise roulante).

    c. Les recommandations

    Il est recommandé lors du Tawaf de :

    • Dire l’invocation suivante au début du Tawaf :

      Bismi-Llah wa Lhahu akbar. Allâhumma imânan bika wa tasdiqan bi-kitâbika wa wafâ’an bi-‘ahdika wa itibâ’an li-sunnati nabiyyika salla Llâhu ‘alayhi wa sallam.

      « Au Nom de Dieu, Dieu est plus Grand. Ô mon Dieu, croyant en Toi, attestant véridique Ton Livre, par fidélité à Ton pacte et en suivant la conduite de Ton Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) ».

    Répéter cette invocation à chaque tour au niveau de la Pierre Noire en lui faisant face, ou se contenter de dire : Allahu akbar

    • Dénuder son épaule droite durant le Tawaf (pour les hommes)
    • De marcher vite lors des trois premiers tours, dans la mesure du possible pour les hommes sinon marcher normalement
    • Embrasser la Pierre Noire, la toucher ou juste lui faire un signe de la main au début et à la fin du Tawaf, s’il est difficile de l’atteindre
    • Toucher le coin Yéménite de la Kaaba à chaque tour si la situation le permet sinon ne rien faire et continuer son tour
    • Entre le coin Yéménite et la Pierre Noire dire l’invocation suivante pour chaque tour: Rabbanâ âtinâ fi-dunyâ hasana wa fi-l-‘akhirati hasana wa qinâ ‘adhaba n-nar. « Seigneur, donne-nous un bienfait en ce monde et un bienfait dans l’autre monde et protège-nous du châtiment du feu. »

    Il n’existe aucune invocation spécifique pour chaque tour.

    Il est recommandé après le Tawaf de :

    • Faire une prière de deux unités près du Maqâm Ibrâhîm en disant avant la prière :

      Wa takhadhû min maqâmi Ibrâhima musallâ

      « Ils ont adopté la station Ibrâhim comme lieu de prière. » sourate el baqara verset 125

      En cas d’affluence, la prière peut être accomplie autre part à l’intérieur de la Mosquée tout en veillant à ne pas gêner le flux du Tawaf. Durant cette prière, récitez dans la première unité sourate al-kâfirûn puis dans la seconde, al-Ikhlâs.

    • Boire l’eau de ZamZam en invoquant Allah.

      Le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a dit que l’eau de Zamzam était guérison pour toutes les maladies et exaucement pour toutes demandes. Muslim, Ahmad, Ibn Mâja.

      Ibn Abbâs, le compagnon du Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) disait l’invocation suivante à Zamzam :

      Allahuma innî as’aluka ‘ilman nâfi’an wa rizqan wâsi’an wa shifâ’an min kulli dâ’in.

      « Seigneur, je Te demande une connaissance (science) utile, une richesse large et une guérison de tous les maux. »

    • Invoquer Allah à Multazam, endroit entre la Pierre Noire et la Porte de la Kaaba où le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) collait sa joue, sa poitrine et ses bras en invoquant Allah
    d. Ce qui est permis durant le Tawaf

    Durant le Tawaf, il est permis :

    • De lire le Coran
    • De bousculer légèrement pour atteindre et embrasser la Pierre Noire tout en veillant à ne gêner ou ne faire mal à personne. Dans le cas où l’atteindre est difficile, faire un signe vers elle de la main suffira
    • De se reposer un moment entre les tours en cas de nécessité (maladie, fatigue…) ou d’être porté ou assis sur une chaise roulante…
    • Il est permis aux gens faisant le Tawaf de circuler devant ceux faisant la prière dans l’enceinte de la Mosquée
    • De discuter en cas d’extrême nécessité (pour ne dire que du bien)
    e. Le cas particulier des femmes

    Comme précisé auparavant, le Tawaf est un pilier de la Omra nécessitant d’être en état de wudu’, ce qui peut contraindre les femmes à ne pas pouvoir l’accomplir lorsqu’elles sont indisposées ou en couche. Cependant différents cas peuvent se présenter:

    • Si les saignements sont dus à une maladie (ménorragies, métrorragies… appelées istihada) la femme peut faire ses ablutions mineures et ainsi accomplir le Tawaf
    • Si les saignements sont dus à l’arrivée des règles ou suite aux couches, différentes situations sont à prendre en compte :
      • En règles durant ou après avoir accompli le Tawaf, la femme peut finir son Tawaf et ainsi accomplir le Sa’y (car il n’exige pas d’être en état de pureté rituelle) termine sa Omra normalement
      • En règles avant l’Ihram ou après mais avant le Tawaf, la femme se met en état de sacralisation mais n’effectue ni le Tawaf (nécessitant le wudu’), ni le Sa’y (nécessitant le Tawaf) les retardant en attendant sa purification. Si la femme est purifiée avant son départ de la Mecque, elle pourra finir sa Omra en accomplissant son Tawaf et le Sa’y. Si elle n’est pas purifiée avant son départ, elle pourra alors tout de même accomplir le Tawaf et le Sa’y avant de quitter La Mecque. Ce Tawaf vaudra pour la Omra et le Tawaf d’adieu. Il est cependant recommandé de faire le ghusl avant d’effectuer ce Tawaf.
      • En règles après la Omra mais avant le départ, le Tawaf d’adieu n’est pas à faire

    Une fois le Tawaf accompli, le pèlerin se dirige vers Safâ pour accomplir le Sa’y.

    f. Les erreurs à ne pas commettre durant le Tawaf
    • Il n’existe pas d’invocations particulières à faire durant le Tawaf, les pèlerins qui s’en tiennent donc à des invocations qu’ils auraient appris par cœur d’un livre ou autre, cet acte n’a pas de fondement
    • Les invocations collectives sont une erreur et peuvent déranger les autres pèlerins. Le mieux est d’invoquer Allah à voix basse et individuellement
    • Le pèlerin ne doit pas embrasser le coin yéménite (comme on embrasse La Pierre Noire) et ne doit pas lui faire de signe s’il n’arrive pas à le toucher (comme on fait un signe à la Pierre Noire dans le même cas). Les autres coins ne doivent pas être touchés.
    • Il est vivement recommandé de se diriger vers la Pierre Noire pour l’embrasser, cependant s’il y a beaucoup de monde et si le fait de devoir forcer le passage peut porter préjudice aux musulmans et risque d’entrainer une tentation en raison de la mixité présente, alors il est plus bénéfique de faire uniquement un signe en sa direction.
  • IV. Le Sa’y

    1. En quoi consiste le Sa’y ?

    Le Sa’y est le rituel suivant le Tawaf qui consiste à faire 7 fois la distance entre Safâ et Marwa (deux montagnes dont la distance entre chaque mont est de 395 mètres). Le parcours devra commencer à Safâ et terminer à Marwa sachant que la distance entre Safâ et Marwa vaut un tour, et la distance Marwa et Safâ vaut aussi un tour.

    « Safâ et Marwa font partie des rites de Dieu. Celui qui a entrepris vers la Maison de Dieu le grand pèlerinage ou la Omra n’encourt ni péché ni reproche en faisant entre ces deux collines le parcours rituel. » Sourate al Baqara verset 158.

    2. Les règles du Sa’y

    a. Les conditions de validité du Sa’y

    Comme pour le Tawaf, l’intention est une condition importante de validité de ce rituel (sans obligation de la prononcer à haute voix). Pour pouvoir effectuer le Sa’y, il faut avoir effectué au préalable un Tawaf Omra (non surérogatoire ou d’adieu). Il faut aussi veiller à bien accomplir 7 fois le parcours entre Safâ et Marwa en commençant par Safâ et en finissant par Marwa. Il est important de ne débuter un parcours qu’après avoir mis au moins un pied au début de la montée de chacune des deux collines.

    b. Les recommandations

    Il est recommandé durant le Sa’y :

    • D’être en état de propreté rituelle, cela n’est cependant pas une obligation
    • De gravir les deux monts (Safâ et Marwa) jusqu’en haut, en cas d’incapacité la moitié suffira
    • Pour les hommes, dans la mesure du possible, hâter le pas entre les deux bornes vertes sinon marcher
    • Invoquer Allah au pied des monts (Safâ et Marwa) en faisant face à la Kaaba et au cours du parcours.

    En arrivant à Safâ :

    Inna s-safâ wal-marwata min sha’â’iri Llah. Abda’u bimâ bada’a Llahu bih

    « Safâ et Marwa sont parmi les rituels de Dieu, je commence par là où Dieu a commencé. »

    Puis sur Safâ avant de se mettre en route :

    Allâhu akbar, Allâhu akbar, Allâhu akbar wa li Llâhi l-hamd. Allâhu akbar ‘alâ mâ hadânâ wa l-hamdu li-Llâhi ‘alâ mâ awlânâ. Lâ ilâha illa Lhâhu wahdahu lâ sharîka lah, lahu l-mulku wa lahu l-hamdu wa l-hamdu wa huwa ‘alâ kulli shây’in qadîr

    « Dieu est grand, Dieu est grand, Dieu est grand. A Dieu la louange. Grandeur à Dieu pour nous avoir guidés, et louange à Dieu pour la sollicitude qu’Il nous a donnée. Il n’y a de dieu que Dieu, sans associé, à Lui la royauté, à Lui la louange, Il est Omnipotent. »

    En se dirigeant vers Marwa :

    Lâ ilâha illa Llâhu anjaza wa’dah, wa nasara ‘abdah, wa hazama l-ahzâba wahdah. Lâ ilâha illa Llâh, wa lâ na’budu illâ iyyâh, mukhlisîna lahu d-dîna wa law kariha l-kâfirûn. Rabbi ghfir wa rham wa tajâwaz ‘ammâ ta’lam, innaka anta al-a’azzu l-akram.

    Allâhumma innaka qulta ud’ûnî astajib lakum, wa innaka lâ tukhlifu l-mî’âd, wa innî as’aluka kama hadaytanî li l-islâm an lâ tanza’ahu minnî hatâ tatawâffânî wa anâ muslim. Rabbi ghfir wa rham wa hdinî s-sabîli l-aqwam.

    « Il n’y a de dieu que Dieu. Il a accompli Sa promesse, Il a donné la victoire à son serviteur (Muhammad, que la paix et la bénédiction soient sur lui), et a vaincu Seul les troupes ennemies coalisées. Il n’y a de dieu que Dieu, et nous n’adorons que Lui, sincères dans notre religion, même si les incroyants ne le supportent pas. Mon Dieu, pardonne-moi, accorde Ta miséricorde et passe outre ce que Tu connais de nous comme fautes. »

    c. Ce qui est permis durant le Sa’y

    Durant le Say, il est permis de s’arrêter pour un moment pour se reposer, boire de l’eau, de discuter, et d’être porté ou de faire le parcours en chaise roulante. Comme pour le Tawaf, aux heures de prières, le parcours peut être interrompu pour assister à la prière en groupe avec les autres pèlerins et sera repris à l’endroit où il a été interrompu.

    3. La coupe de cheveux

    Le fait de se couper les cheveux permet la désacralisation (sortie de l’état d’Ihram), et met donc fin à toutes les interdictions temporaires qui étaient induites par l’état de sacralisation. Ainsi tous les actes cités auparavant comme étant des choses à ne strictement pas faire une fois l’Ihram entamé, au risque que celui-ci ne soit pas valide, ne sont plus interdits.

    Après le Sa’y, les femmes et les hommes doivent se couper les cheveux soit à Marwa à la fin des 7 tours, soit chez un coiffeur ou à l’hôtel. Pour l’homme, il lui est recommandé de se raser le crâne (ou de se couper les cheveux un peu partout sur la tête), de se couper les ongles et raccourcir la moustache. Pour la femme, quelques centimètres suffiront (1 à 2 centimètres, ne surtout pas se raser le crâne !).

    Se contenter de se couper quelques cheveux pour l’homme ne suffit pas à la validité de la désacralisation. Il est important que s’il ne se rase pas le crâne, qu’il se coupe des cheveux partout sur la tête.

    Une fois la Omra accomplie de la manière expliquée précédemment et après être sorti de l’état de sacralisation le pèlerin est libre de faire ce qu’il a à faire, de retourner chez lui (pour les étrangers ou autres) ou de prolonger son séjour pour pouvoir profiter de ce lieu sacré. Le pèlerin doit veiller à avoir bien accompli tous les piliers de la Omra (l’Ihram, le Tawaf, le Sa’y), et avoir respecté ses interdits et ses obligations au risque que celle-ci ne soit pas valide. Si une obligation n’a pas été respectée, le pèlerin devra sacrifier une offrande et la distribuer aux pauvres de La Mecque. Une fois la Omra accomplie et la désacralisation faite, le pèlerin pourra profiter d’être sur place pour multiplier les Tawaf nafila, effectuer les prières à la Grande Mosquée Sacrée, faire des visites religieuses. Par contre il devra éviter de renouveler sa Omra durant son séjour, bien que l’imam Abû Hanîfa le permette, tous les autres imams ne le recommandent pas. Au moment du départ pour quitter La Mecque, il faudra accomplir le Tawaf d’adieu, qui consiste uniquement à faire 7 fois le tour de la Kaaba, sans Ihram, ni prescriptions spécifiques.

  • Conseils spirituel

    Quelques conseils spirituels pour bien préparer sa Omra :

    1. Le comportement :

    L’un des objectifs principaux du Hajj ou de la Omra est de perfectionner son comportement, de se maîtriser et de se contrôler face à différentes situations.

    Allah dit dans la sourate 2 verset 197: "...point de rapport sexuel, point de perversité, point de dispute pendant le pèlerinage...".

    La Mecque est un lieu où il y a d’important rassemblement tout au long de l’année et surtout lors de la période du pèlerinage (des millions de personnes), qui accueil des musulmans des quatre coins du monde, et où il y aura des problèmes de gestion de l’organisation, des bousculades, de la fatigue, de la chaleur, des disputes, des reproches… le contrôle et la maîtrise de soi est la meilleure des attitudes à avoir.

    2. Les bienséances du voyage :

    Avant le départ en voyage, saluer ses proches, prier pour eux, faire les douas (invocations) et dhikr (évocations) rapportées dans la Sunna du Prophète avant et pendant le voyage. Ces invocations sont disponibles dans les livres d'invocations (la citadelle du musulman) et traduites en français.

    3. La préparation à la purification :

    Le pèlerinage est un acte de purification. Le pèlerin se doit donc de préparer cette purification avec un repentir sincère, en rendant justice à tous ceux à qui il aurait pu porter préjudice, en remboursant ses dettes …

    4. Choisir son Compagnon de route :

    Il est important d’être accompagné durant ce voyage de personnes pieuses, de personnes qui aideront à corriger les erreurs, à prendre conscience des oublis, de l’insouciance à encourager à la patience…

    5. Choisir un Chef de groupe (Emir) :

    Il est aussi nécessaire lors d’un voyage et surtout lors du pèlerinage d’élire un chef de groupe qui sera capable de prendre des décisions importantes lors du séjour car durant les voyages il y a souvent des imprévus et des épreuves.

    Le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a dit : "Si trois personnes partent en voyage ensemble, qu'ils désignent l'un d'entre eux comme Emir (chef)." (Rapporté par Abu Daoud et authentifié par Albâni).

    (Enseignements puisés dans le Mukhtasar Minhâj al Qâsidin d'Ibn Qudâma al Maqdissi).

  • Le sens de la Omra

    Le pèlerinage n'est pas dénué de sens, dans les rituels de la Omra ou du Hajj il y a des signes et des rappels pour les musulmans…

    1. Le voyage

    Le départ vers la Mecque, la séparation avec la famille, les biens, la maison, le pays peut d’emblée être assimilée au voyage de la mort vers l’au-delà, le retour vers le Créateur, le pèlerinage étant la réponse à l’appel d’Allah. Le pèlerinage est néanmoins un voyage dans le but de se purifier et en principe avec un retour tandis que la mort est un voyage définitif sans retour pour lequel on n’a pas la possibilité de choisir la date de départ.

    Dans le verset au sujet du Hajj, Allah le Très Haut dit : "Et prenez vos provisions, mais vraiment la meilleure provision est la piété."

    Comme pour le voyage vers l’au-delà, l’idéal est de nettoyer son cœur de tous les maux (rancune, fierté, animosité etc.) et de faire en sorte de réparer les liens brisés avant de partir à La Mecque.

    2. Lorsque tu porteras l'habit De l’Ihram (de sacralisation)

    En enfilant l’habit de l’Ihram, deux morceaux de tissu blanc pour l’homme et un vêtement sobre pour la femme, considères que c’est comme si tu étais enveloppé d’un linceul comme celui avec lequel on te mettra sous terre. Cette fois-ci, tu l’as vêtu de toi-même, sans doute que la prochaine fois on t’enveloppera d’un tissu blanc à ton insu.

    3. Ton comportement

    Le bon comportement durant le voyage est l’un des principes fondamentaux pour le musulman quel que soit la situation, mais ce comportement est d’autant plus important et nécessaire à mettre en œuvre lors d’un voyage comme celui-ci. Le comportement est un pilier même du bon déroulement de ce séjour dans un lieu où, comme nous l’avons déjà dit, se rassemblent des millions de gens de toutes origines et où l’organisation et le civisme ne sont pas toujours respectés. Il faudrait presque se mettre à la place d’un mort qui ne réagit plus à la douleur qu’on pourrait lui faire subir. C'est cette attitude que ton Seigneur t'invite à observer lors du Hajj. "Si l'on décide de l'accomplir (le Hajj), alors point de rapport sexuel, point de perversité, point de dispute pendant le pèlerinage."

    4. La première vision de la Kaaba

    En voyant la kaaba, le pèlerin doit se souvenir qu’il est face à un édifice recélant des millénaires d’histoire et surtout face "la première Maison qui a été édifiée pour les gens, ... bénie et une bonne direction pour l'univers" (S3-v96).

    Sa création remonterait à l’époque d’Adam (que la paix soit sur lui), pour qui Allah, d’après Ibn-Abbas, aurait fait descendre du Ciel une tente comme premier temple et première habitation sur terre pour l’homme. Après le déluge, Noë (que la paix soit sur lui) l’aurait remplaçait par une construction d’argile et de pierre. C’est ensuite Abraham (que la paix soit sur lui) qui l’a reconstruit avec son fils Ismail (que la paix soit sur lui) pour appeler l’humanité entière à répondre à l’appel d’Allah. C’est un lieu sacré qui au fil des années a été honoré et défendu par Allah et même par les animaux, par Sa permission, comme nous le relate la sourate al fil (l’éléphant). La Kaaba réunie les musulmans du monde entier, sans oublier que chaque prière effectuée en son sein équivaut à 100.000 prières effectuées en dehors des lieux saints.

    5. Le tawaf, la circumambulation

    Le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a précisé : « Le Tawaf autour de la Demeure (La Kaaba est pareil à la prière, sauf que vous pouvez parler durant celui-ci. Que celui qui parle ne dise que du bien. »

    Le Tawaf est donc un moment propice aux invocations et au dikhr. Que ce rassemblement et ce monde autour de toi te donne aussi un avant-goût de ce que sera le rassemblement le jour de la résurrection.

    6. Les allers retours entre Safa et Marwa

    En accomplissant les allers retours entre Safa et Marwa, rappelles-toi que tu marches sur les pas d’une femme courageuse, Hajar, l’épouse d’Abraham (que la paix soit sur lui), qui par la volonté d’Allah accepta d’être laissée par son mari dans un désert aride, sans nourriture, ni eau, et ni endroit pour s’abriter. Elle plaça sa confiance en Allah et se démena avec espoir pour trouver de l’eau à son bébé (Ismail, que la paix soit sur lui) qui hurlait de soif. Par la grâce d’Allah, elle trouva alors la source d’eau de Zamzam qui jusqu’à aujourd’hui est une éternelle bénédiction pour les musulmans du monde entier. Le parcours entre ces deux monts n’est pas un simple parcours dénué de sens, il symbolise le courage, la foi, et la confiance en Allah que tout musulman doit avoir au quotidien face aux différentes épreuves imposées par Allah comme nous l’enseigne l’exemple même de cette femme pieuse.

  • Hajj, Omra et santé : comment prévenir et prendre en charge les maux les plus fréquents ?

    Il est bien évident que le pèlerin, durant le Hajj et la Omra, peut connaitre des problèmes de santé. Etant donné le monde et la cadence des journées rythmées par les prières et les visites après la Omra, la fatigue pourrait finir par se faire ressentir et pourrait affaiblir le pèlerin et le rendre sensible aux maladies. Le pèlerin ne sera sans doute pas non plus épargné par les diarrhées et les infections OLR et broncho-pulmonaires. La chaleur aussi et les climatiseurs dans tous les espaces clos pourront causés du tort au pèlerin. Il est donc important de prendre quelques précautions pour que le séjour ne soit pas gâché par des petits ennuis de santé et pouvoir profiter de chaque moment de ce Lieu sacré.

    1. L'épuisement

    a. Le repos

    Il est important que le pèlerin prenne le temps de s’acclimater et de s’adapter au décalage horaire arrivé sur place. Il ne faut pas tout de suite se précipiter et multiplier les déplacements. Il est meilleur de se reposer un peu pour pouvoir ensuite profiter des Lieux Saints sans contrainte. Cela évitera au pèlerin d’être épuisé dès le début des rituels et de ne pouvoir profiter du reste de son séjour.

    La meilleure chose à faire est de bien s’acclimater, de favoriser les siestes et d’éviter de trop circuler durant les heures de grandes chaleurs.

    b. Faites des repas légers, hydratez-vous suffisamment!

    Préférez les repas équilibrés et surtout évitez les plats copieux. N’hésitez pas à bien vous hydrater en buvant au minimum 2 litres d'eau par jour dans ce pays chaud. L’eau est extrêmement importante et ne pas en boire assez peut être une cause de fatigue non négligeable.

    c. Évitez de circuler aux moments où les rues sont bondées, c'est-à-dire au moment des prières.

    Il est préférable d’éviter de circuler aux heures de grande circulation et d’anticiper le départ pour les prières à la mosquée en se préparant à s’y rendre au moins une demi-heure avant l’appel à la prière et d’attendre aussi un peu après la prière au lieu de se précipiter pour s’en aller. Car la foule, la chaleur et les bousculades etc. sont une cause de fatigue et d’énervement.

    d. Le sommeil

    Le sommeil est bien évidemment indispensable au bon déroulement du séjour, et surtout le sommeil reposant. Prévoyez des boules Quies dans le cas où vos camarades de chambres vous sont totalement inconnus, vous pourriez tomber sur des ronfleurs !

    2. La diarrhée

    a. L'eau

    Evitez de boire l’eau du robinet, consommez plutôt l’eau en bouteille. Sinon il existe des moyens de traiter l’eau : la bouillir durant 15 minutes, la traiter avec des comprimés se vendant en pharmacie, ou avec 3 gouttes d’eau de Javel à 12°chl par litre puis attendre 1 heure avant de la boire.

    L’eau de Zamzam est sans risque comme toutes autres eaux de source et peut être consommée sans modération !!

    b. L'alimentation

    Evitez au maximum de consommer les plats extérieurs, les glaces et salades du commerce car très souvent l’eau et les aliments de base ne sont pas traités convenablement. Pensez à bien cuire les aliments tels que la viande et le poisson et à bien laver les légumes et fruits avec de l’eau traitée. Demandez à vos accompagnants de vous indiquer les restaurants réputés les plus attentifs à l'hygiène et à la qualité des aliments.

    Se laver les mains avant chaque repas et en sortant des toilettes, après avoir manipulé les pièces et billets, etc.

    En cas de diarrhée simple (sans fièvre, sans glaires ni sang dans les selles, sans altération importante de l'état général) : s'hydrater et prendre des anti-diarrhéiques tout en limitant l'alimentation (éviter laitages, jus, légumes et favoriser le riz blanc).

    En cas de diarrhée prolongée plus de 3-4 jours ou avec fièvre, sang, ou altération de l'état général, il faudra consulter un médecin ou l'hôpital.

    3. Les infections ORL et broncho-pulmonaires

    a. Concernant le port de masque

    Pour les personnes extrêmement fragiles, les meilleures façons de se protéger sont de porter un masque et d’éviter de circuler durant les heures d’affluence, car le rassemblement de milliers de personnes venant des quatre coins du monde comporte forcément un risque d’exposition aux maladies.

    b. Concernant la climatisation des chambres d'hôtel

    Si la chaleur est supportable, alors exposez-vous le moins possible aux climatiseurs car le changement de température brutal peut rendre extrêmement malade. Il est meilleur de prendre plusieurs douches dans la journée si nécessaire pour se rafraichir. Ne vous attardez pas trop dans les lieux climatisés, même les mosquées le sont, donc priez le plus possible à l’extérieur.

    c. Les températures de jours et de nuits

    Bien qu’il fasse très chaud en journée à La Mecque et à Médine, les températures ont tendance à baisser durant la nuit et au petit matin (surtout à Médine) donc toujours prévoir de se couvrir surtout pour se rendre à la prière du fajr.

    d. Les petits rhumes

    Si vous êtes atteint de douleur de gorge, de toux et que vous avez le nez qui coule mais sans avoir de grosse fièvre, un peu de repos et un bon traitement symptomatique (antipyrétiques, petits sprays pour nez et gorge, miel) suffiront pour être de nouveau sur pied.

    Par contre, en cas de fièvre élevée, n’hésitez pas à consulter un médecin et à prendre des antibiotiques qui ont été prescrit avant le voyage. Et si après 48h de traitement votre état s’aggrave consulter immédiatement un médecin ou rendez-vous à l’hôpital car il existe de graves infections digestives ou pulmonaires nécessitant une hospitalisation pour antibiothérapie, réhydratation ou oxygénation.